1er cycle

Urbanisme

L’urbaniste planifie et organise le territoire des villes et des régions conformément aux besoins et aux aspirations des citoyens. Partout dans le monde, les villes se multiplient rapidement et abritent de plus en plus de gens. En ce début de troisième millénaire, la plupart des humains sont maintenant devenus citadins. Le maintien de conditions de vie urbaine décentes, ou l’amélioration de la qualité de vie qu’on retrouve dans les villes, exigera de plus en plus d’efforts imaginatifs de la part des urbanistes, afin de concevoir les interventions stratégiques les plus pertinentes pour corriger les problèmes qui affligent les villes et pour valoriser leurs potentialités.

Les gouvernements décentralisent ainsi un nombre croissant d’interventions en planification urbaine et régionale vers les collectivités locales, donnant ainsi de plus en plus de responsabilités aux gouvernements régionaux et locaux, ainsi qu’aux agences publiques et privées œuvrant en urbanisme. Leurs rôles et leurs missions se multiplient sans cesse, ou sont bonifiés et valorisés. Ces administrations et organismes décentralisés ont grandement besoin d’une expertise polyvalente et multidisciplinaire en planification territoriale.

Le département d’études urbaines et touristique offre une panoplie de programmes permettant de répondre à ces besoins.

Aperçu du domaine d’études

Particularités du programme de Baccalauréat en urbanisme

Depuis près de quinze ans, le taux de placement des bacheliers en urbanisme de l’UQAM oscille entre 90 et 95%, seulement 6 mois après l’obtention du diplôme !

L’urbanisme est enseigné à l’UQAM depuis 1973. Le baccalauréat transmet une formation professionnelle interdisciplinaire en urbanisme. La formation privilégie l’acquisition des connaissances et des savoir-faire dans les principaux domaines d’intervention de l’urbanisme opérationnel, soit la gestion du territoire et le développement de projets immobiliers et d’infrastructures.

La programmation des cours développe d’abord chez l’étudiant la compétence d’analyser, de diagnostiquer et de synthétiser les problématiques urbaines. Ensuite, l’étudiant acquiert la capacité d’élaborer des solutions sous la forme de politiques, de plans, de programmes et de projets d’aménagement, d’élaborer des mesures réglementaires de contrôle de l’occupation des sols, de participer à l’élaboration de concepts diversifiés et de concevoir des processus de consultation et de concertation entre les acteurs du développement et de l’aménagement.

Le baccalauréat vise aussi à former des urbanistes capables d’informer et de communiquer avec aisance et professionnalisme, ainsi que d’inscrire harmonieusement leurs interventions dans le réseau complexe des agents de la planification territoriale.

Le programme accorde une place importante à l’apprentissage des nouvelles technologies de l’information appliquées à l’analyse des données urbaines, à l’élaboration des solutions d’aménagement et à la présentation multimédia des résultats.

De excursions sur le terrain s’intègrent périodiquement à un enseignement qui s’ouvre sur le monde, notamment par un cours-voyage d’études sur les grandes villes. Par exemple, Londres, Boston, Paris, Lyon et Chicago ont été étudiées et visitées par les étudiants.

Soulignons enfin que plusieurs cours du baccalauréat en urbanisme font également partie de la majeure en études urbaines, de la mineure en urbanisme opérationnel et de la mineure en patrimoine urbain de l’UQAM. Un étudiant suivant l’un ou l’autre de ces programmes peut donc facilement changer de parcours académique, au gré de ses propres intérêts, en transférant d’un programme à l’autre plusieurs des cours déjà suivis.

Théorie et pratique

La moitié des cours du baccalauréat est consacrée à l’acquisition des connaissances fondamentales indispensables à la compréhension du phénomène urbain, ainsi que des enjeux sociaux, économiques, environnementaux, juridiques et politiques de la ville contemporaine et de sa contribution à la vie des collectivités.

L’autre moitié des cours est dédiée à l’apprentissage des méthodes d’analyse, de diagnostic, de planification opérationnelle et de conception de projets d’aménagement. Plusieurs cours sont doublés de séances de laboratoire.

Un stage en milieu professionnel, réalisé au Québec ou à l’étranger, complète la formation.

L’analyse et le diagnostic urbanistiques

En analysant à fond un milieu urbain de leur choix, les étudiants apprennent à analyser et à diagnostiquer les problèmes urbains et les potentiels d’ordre morphologique, architectural, esthétique, environnemental, patrimonial, démographique, économique et sociologique. Les plus récents outils informatiques sont mis à contribution pour faciliter l’analyse intégrée de la problématique urbaine et la présentation synthétisée des résultats dans un dossier complet de caractérisation du milieu.

Le schéma d’aménagement et de développement, le plan et la réglementation d’urbanisme

Forts de leurs apprentissages de première année en analyse et diagnostic, les étudiants peuvent maintenant apprendre à imaginer des solutions pertinentes aux problèmes urbains, à concevoir des stratégies de valorisation des potentiels du milieu et à programmer ces interventions de façon cohérente et systématique.

Le développement de projets immobiliers et d’infrastructures

Les étudiants conçoivent, développent et présentent un projet d’aménagement de structures physiques à l’échelle d’un terrain, d’un ensemble immobilier, d’un îlot, d’une rue ou d’un autre site particulier, au Québec ou à l’étranger. Ces projets font l’objet d’une exposition ouverte au public, aux professionnels, aux employeurs et aux médias.

Perspectives professionnelles

Au Québec, la pratique de l’urbanisme s’inscrit dans un cadre institutionnel et juridique très précis et exigeant, qui prévoit la fréquence, la cadence et l’envergure des travaux de planification territoriale que toutes les municipalités doivent élaborer, mettre en œuvre et actualiser. Ce contexte active le marché de l’emploi et les perspectives d’emploi en urbanisme sont excellentes.

Tourisme

Le baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie propose une formation de pointe en gestion appliquée aux divers secteurs de l’industrie touristique. Offert en collaboration avec l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), il propose de solides compétences en marketing, en finance, en management et en planification stratégique nécessaires au développement des destinations, des organisations touristiques et à la gestion des entreprises hôtelières et de restauration. S’appuyant sur la maîtrise accrue des dimensions humaines et technologiques, la formation prépare l’étudiant à occuper un poste de direction au sein des entreprises et des organismes de l’industrie touristique, au Québec et à l’étranger. Ce programme offre deux concentrations : gestion hôtelière et de restauration (7317) et gestion des organisations et des destinations touristiques (7307).

Aperçu du domaine d’études

Contexte

L’évolution du tourisme et de son organisation a un impact direct sur la main-d’œuvre et sur ses besoins d’adaptation, notamment dans les pratiques de gestion et de formation1. Le changement des valeurs au sein de la société malmènent sérieusement le marché de l’emploi traditionnel. Les changements technologiques ont modifié de façon importante les modes de fonctionnement des entreprises. En parallèle à un taux de décrochage parfois élevé, le niveau de scolarité augmente. L’exode des jeunes vers les centres urbains cause des problèmes de main-d’œuvre dans les régions. Ces bouleversements se répercutent nécessairement dans les habiletés de gestion, les compétences de la main-d’œuvre et dans les capacités à les intégrer à l’organisation.

Beaucoup d’autres facteurs ajoutent à la complexité de l’environnement touristique. Le voyageur, toujours plus expérimenté, informé et exigeant, entraîne une pression supplémentaire sur la spécialisation des marchés et la segmentation de la clientèle, sur la diversité de l’offre de produits et sur les normes de qualité et de compétences.

Certains facteurs intrinsèques à l’industrie touristique, tels le niveau salarial, les horaires atypiques de travail, les emplois à temps partiel, influencent le niveau d’attractivité du secteur. Au Québec, la saisonnalité est un facteur déterminant sur l’emploi en tourisme, principalement dans le secteur aventure, écotourisme et loisirs de plein air. De plus, la petite taille des entreprises2 exige une pluralité des connaissances et des compétences de la part des gestionnaires.

En somme, l’industrie touristique évolue dans un environnement complexe et turbulent. Les défis environnementaux, le développement durable, la vague technologique, les modulations abruptes des courbes économiques, les défis sanitaires et sécuritaires, la concurrence des destinations, la pénurie de main-d’œuvre annoncée… tous ces facteurs exercent sans contredit une pression sur les entreprises et exigent des gestionnaires de solides compétences professionnelles.

1 Conseil québécois des ressources humaines en tourisme. Diagnostic des ressources humaines en tourisme, Horizon 2004-2009, novembre 2004.
2 En 2008, 94% des entreprises touristiques québécoises avaient moins de 50 employés – Conseil québécois des ressources humaines en tourisme. Diagnostic des ressources humaines en tourisme, Horizon 2010-2015 – Rapport préliminaire, (titre provisoire) février 2009.

Le domaine du tourisme au Québec

Au Québec, le tourisme est un important moteur économique. Plus de 30 000 entreprises offrent aux visiteurs des services aussi variés que l’hébergement, la restauration, le transport, les divertissements et les loisirs. Ces entreprises liées aux secteurs de l’industrie touristique représentent plus de 400 000 emplois directs et indirects. Les dépenses reliées au domaine du tourisme ont atteint près de 11 milliards de dollars en 2010 et représentent 2,5 % du produit intérieur brut québécois.

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) cette industrie n’a cessé de croître et de se diversifier au cours des six dernières décennies, malgré plusieurs crises majeures comme les attentats du 11 septembre 2001, le SRAS et la crise financière. Elle représente aujourd’hui un domaine de l’économie dont la croissance est l’une des plus rapides au monde. L’OMT prévoit que le nombre d’arrivées touristiques internationales passera d’un peu plus de 1 milliard 2010 à plus de 1,5 milliard en 2020. Les Amériques, à elles seules, verront leurs arrivées annuelles croitre de 190 millions à 282 millions. C’est donc dire que le tourisme représente, aujourd’hui et demain, un domaine en pleine expansion!

Ouverture à l’international

  • Échanges bilatéraux : Possibilité d’aller étudier une ou deux sessions chez l’un des 80 partenaires de renom réparti dans près de 20 pays. Acquittez vos droits de scolarités de l’UQAM même pendant votre séjour et possibilité de bourse à la mobilité.
  • Projets d’études internationales : Vous serez, avec les participants de votre groupe, conjointement responsables de planifier la recherche de mandats auprès d’entreprises québécoises et d’en assurer la réalisation, lors d’un séjour à l’étranger, durant le mois de mai.
  • Stage pratique en commerce international (New York — Cincinnati) : Travail d’équipe à distance et en anglais afin de réaliser un projet pour un pays en émergence ou en développement

Pour plus d’information et pour découvrir les autres possibilités d’étudier à l’étranger

Emplois et scolarité

Au Québec, on recense 24 793 entreprises (en 2008) et 352 285 emplois (en 2006), soit une diminution de 5 % du nombre d’entreprises et une hausse de 10,3 % du nombre des emplois depuis 2001.

Le secteur de la restauration est le premier secteur en importance (62 % des entreprises et 54 % des emplois), suivi des loisirs et du divertissement (14 % des entreprises et 15 % des emplois).

Tous les secteurs d’activité ont vu leur nombre d’entreprises touristiques diminuer de 2004 à 2007 et, malgré une hausse dans certains secteurs en 2008, aucun secteur n’a retrouvé le niveau de 2004. Malgré cette évolution, le pourcentage de chacun des secteurs d’activités dans la tarte des entreprises touristiques reste sensiblement identique.

Même si au fil des années, les entreprises de moins de 10 employés ont diminué, l’industrie touristique québécoise reste caractérisée par des entreprises de petite taille et on peut présumer que cette situation exige une pluralité des connaissances et des compétences de la part des gestionnaires pour en assurer la viabilité.

Même si les taux de répartition des emplois de 2006 dans les différents secteurs d’activités restent sensiblement identiques à ceux de 2001, le nombre d’emplois a crû dans tous les secteurs à l’exception du transport. Ce sont les services de voyages et les loisirs et divertissement qui ont augmenté le plus.

Les services de voyages, les loisirs et le divertissement de même que le transport affichent les pourcentages les plus élevés en ce qui a trait à la diplomation universitaire dans leur secteur respectif alors que l’hébergement et la restauration occupent les derniers rangs du classement.

La diplomation universitaire dans l’industrie touristique a augmenté de façon significative de 2001 à 2006 passant de 36 324 à 50 494 diplômés (14,2 % de l’ensemble des emplois), soit une augmentation de 39 %, tous secteurs confondus. L’ordre des secteurs d’activités dans le classement est resté le même. La restauration et l’hébergement occupent à la fois le premier et le dernier rang du classement du nombre de diplômés mais ces deux secteurs affichent la plus importante augmentation de leur nombre de diplômés universitaires avec des taux de croissance supérieurs à 50 %. Les secteurs des loisirs et du divertissement, du transport et des services de voyages représentent 35 % des emplois en 2006 mais ils comptent 57 % du nombre de diplômés universitaires dans leurs rangs.

Les perspectives professionnelles

Voici des exemples de postes d’entrées que les diplômés du programme du baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie peuvent obtenir à la sortie de l’université :

  • Chargé de projets
  • Coordonnateur aux événements
  • Superviseur à la réception
  • Gérant d’un restaurant
  • Maître d’hôtel
  • Agent de développement touristique

Au sein de différentes organisations telles que :

  • Hôtels
  • Restaurants
  • Festivals et événements
  • Associations touristiques régionales
  • Agences de voyages
  • Entreprises d’organisation d’événements
  • Transporteurs
  • Lieux touristiques

Aperçu de descriptions de tâches

Partenariat ESG UQAM et ITHQ

Le baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie UQAM-ITHQ, qui mène au grade de BAA, forme des professionnels qui seront en mesure d’assurer la direction d’établissements touristiques, hôteliers ou de restauration.

Ce programme enrichi et actualisé offert par l’École des sciences de la gestion (ESG UQAM) et l’ITHQ, vient souligner les 20 ans d’une collaboration fructueuse entre les deux établissements.
Adaptée aux enjeux importants de l’industrie, la formation universitaire en gestion des affaires s’accompagne de cours spécialisés comportant un choix de deux concentrations : Gestion hôtelière et de restauration ou Gestion des organisations et destinations touristiques.

Le programme se termine par un stage rémunéré en entreprise, la création d’une entreprise ou la conception d’un projet innovant.

Notre formation universitaire est reconnue et recherchée par les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, et elle se compare avantageusement aux formations offertes en Europe ou aux États-Unis. Les étudiants auront la possibilité de participer à des échanges entre universités et de faire stages à l’étranger; les possibilités d’embauche dépassant largement les frontières du Québec.

Notre programme, qui suit l’évolution de l’industrie, vise à rapprocher la gestion des opérations, le commerce électronique et l’environnement durable au sein d’une même organisation. Il donne aux gestionnaires des compétences élargies en gestion des ressources humaines, en service à la clientèle et en résolution de problèmes.

Les enseignants de l’ESG et de l’ITHQ, qui sont des experts reconnus dans leur domaine, sauront vous épauler avec compétence et dévouement tout le long de votre cheminement.

École des sciences de la gestion

Reconnue pour la qualité de son enseignement pratique, l’excellence de sa recherche appliquée et sa présence internationale, l’École des sciences de la gestion (ESG UQAM) affirme son leadership par une vision audacieuse et porteuse d’avenir.

Coordonnées

École des sciences de la gestion
315, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 3X2